Nous sommes ouvriers, caristes, auxiliaires de vie, téléconseillers, retraités, assistantes maternelles, enseignants, parents d’élèves, sages-femmes, agents d’entretien, pompiers, aides-soignants, etc., nous sommes de “gauche” pour beaucoup, de droite pour quelques uns, de nulle part pour la plupart, mais nous sommes tous Picards, tous de la Somme, tous du coin, et nous souhaitons que François Ruffin continue de nous représenter à l’Assemblée.

Qui d’autre que lui, à la tribune, a parlé de nos métiers, souvent méprisés ?
Qui d’autre a soutenu les Gilets Jaunes, avant même le 17 novembre 2018 ?
Qui comprend nos soucis, très concrètement, d’horaires, de salaires, de gardes d’enfants ?
Qui se fait lyrique et se prend une amende, pour les bénévoles des clubs de foot ?
Qui se paye au Smic et reverse le reste de ses indemnités à des associations ?
Qui réclame, pour nos agriculteurs, pour notre industrie, des taxes aux frontières, des barrières douanières ?
Qui défend nos écoles, nos collèges, des campagnes comme des quartiers, avec égalité, avec acharnement ?

Qui a dit « non » à Macron tout du long ?
Qui se bouge, en plein confinement, pour fournir des surblouses aux hôpitaux de chez nous ?
Qui se bagarre pour que, dans les classes, les enfants handicapés bénéficient d’un véritable accompagnement, et pas d’une inclusion au rabais ?

Qui aide à monter des chaînes de solidarité, avec toutes les bonnes volontés, avec les restaurateurs, avec les supermarchés, pour qu’au moins soient distribués des colis alimentaires ? Et de même avec les cadeaux de Noël au pied du sapin ?
Qui fait passer des pétitions, dans les wagons, pour que ça change sur la ligne de train Abbeville-­Amiens-Paris ?

En bref, qui se démène, avec humanité, pour que personne ne soit écrasé, oublié ?
Durant ces cinq années, c’est avec fierté que nous avons entendu sa voix, ses colères, ses rires, dans l’hémicycle, dans les médias, dans les réunions.

Pour toutes ces raisons, nous invitons nos collègues, nos copines et copains, nos voisines et voisins, nos cousines et cousins à voter pour François Ruffin les dimanches 12 et 19 juin prochains.

Signé : 1000 citoyens du coin
(Retrouvez la liste en intégralité)

Avec Jeanine, Annie, Hayat, Martine, Jeannette...

Dès que possible, j’essaie d’emmener des Gilets jaunes, des caissières, des auxiliaires de vie, dans les studios de télé. Quand mon film Debout les femmes ! a été nommé aux Césars, Jeannette a arpenté le tapis rouge de l’Olympia. D’habitude, c’est elle qui les nettoie à l’Assemblée nationale.

► Il faut que les premiers concernés prennent la parole directement : c’est si rare qu’on voit le peuple à l’écran

Pour le blocage des prix

Lors d’une interview sur RMC début 2022, j’ai proposé :

1 - L’indexation des salaires sur l’inflation : si les prix augmentent, les salaires doivent suivre !
2 – Le blocage des prix de l’énergie.
3 – Le blocage des dividendes des firmes de l’énergie.

"Vous mentez !"

Le PDG de Renault, Jean-Dominique Sénart, a refusé de dire pourquoi les fonderies ferment les unes après les autres.

Pas de frontières aux bonnes idées

Quand une proposition me paraît bonne pour le pays, bonne pour les Français, je n’hésite pas : je signe. Et qu’importe si elle vient de la droite ou du centre. Florilège non exhaustif des propositions de loi (PPL) que j’ai soutenues :

PPL de Michel Zumkeller (UDI) visant à interdire le versement de dividendes dans les sociétés ayant bénéficié des aides publiques pour faire face à la crise du Covid-19.
PPL de Yves Jégo (UDI) visant à instaurer une alternative végétarienne dans toutes les cantines publiques.
PPL de Erwan Balanant (MoDem) pour une interdiction effective de la pêche électrique.
PPL de Régis Juanico (PS) visant à interdire au dirigeant d’une entreprise de déposer une offre de rachat après avoir organisé son dépôt de bilan.
PPL de Delphine Batho (non-­inscrite) instaurant un moratoire sur l’implantation de nouveaux entrepôts logistiques destinés aux opérateurs du commerce en ligne.
PPL de Stéphane Viry (LR) visant à étudier la reconnaissance de la chronicité de la maladie de Lyme.
PPL de Paul Christophe (MoDem) visant à élargir les droits à la retraite pour les aidants familiaux.
PPL d’Éric Diard (LR) visant à interdire le broyage et le gazage des poussins.
PPL de Marie-George Buffet (PCF) portant suppression de la prise en compte des revenus du conjoint dans la base de calcul de l’allocation aux adultes handicapés.

Carnet de chèque pour l'hôpital

Bien avant le Covid, nous alertions le gouvernement : les hôpitaux craquent.

Partout, à Paris, à Bordeaux, à Marseille, à Strasbourg, les hôpitaux craquent. Les médecins s’alarment. Mais que prévoit, concrètement, votre budget de la Sécurité sociale ? Zéro création de poste et 1,6 milliard d’économies. Alors que vous avez trouvé cinq milliards en toute urgence pour les riches, afin de supprimer leur impôt sur la fortune.

Pour les pauvres, c’est toujours en millions, pour les riches, c’est en milliards. Alors nous vous le demandons : faites simplement un geste. Sortez le carnet de chèques ! 

"682 euros par mois, ça vous va ?"

Dans un discours à l’Assemblée nationale en octobre 2021, j’ai suggéré aux ministres et aux députés de toucher la paye moyenne d’une auxiliaire de vie, juste pour voir…

F. Ruffin : – Comment osez-vous, Madame la Ministre ? Vous proposez une augmentation de 28 euros par auxiliaire de vie et par mois !
Un Macroniste : – Ouh ! N’importe quoi !
F. Ruffin : – Vu l’utilité des Annie, des Martine et des Sylvie, et vu notre inutilité à nous, ici, c’est vous, madame la ministre, qui devriez vivre avec 682 euros par mois.
Un Macroniste : – Arrête ton cinéma Ruffin !
Ruffin : – Quel cinéma ? C’est pas vous qui avez le compte en banque vide au 10 du mois. Bande de bourgeois !

Métiers les plus utiles les moins payés

• Agriculteurs, éleveurs, sylviculteurs, bûcherons891 €
• Maraîchers, jardiniers, viticulteurs787 €
• Ouvriers non qualifiés du gros oeuvre du bâtiment814 €
• Ouvriers non qualifiés du second oeuvre du bâtiment838 €
• Ouvriers non qualifiés des industries agro-alimentaires878 €
• Ouvriers non qualifiés de la manutention767 €
• Caissiers et employés de libre service859 €
• Vendeurs en produits alimentaires859 €
• Bouchers, charcutiers et boulangers1 180 €
• Aides à domicile et aides ménagères682 €
• Agents de gardiennage et de sécurité1023 €
• Agents d’entretien764 €

Suite au confinement, Macron a gelé cette réforme par points voulue uniquement par ses amis assureurs, Blackrock et autres fonds de pension. À coup sûr, le chef de l’État n’aurait pas fait ce choix d’« apaisement » si, dans la rue ou au Parlement, les opposants ne s’étaient pas montrés nombreux, déterminés.

► Cette détermination ne doit pas nous quitter : nous avons remporté une bataille, pas la guerre. Et Macron veut sa revanche avec la retraite à 65 ans Je serai aux avant-postes pour le combattre là-dessus.

Agriculture

Plusieurs fois par an, j’ai rencontré des agriculteurs : à Belloy-sur-Somme, au Mesge, à Ergnies, à Picquigny… J’ai discuté longuement avec leurs représentants : FNSEA, Jeunes agriculteurs, Confédération paysanne, Coordination rurale. Je me suis nourri de ces échanges lors des États généraux de l’alimentation.

► Notre agriculture réclame de la régulation : des prix planchers, des quotas d’importation. Nous ne devons pas laisser nos paysans, et nos assiettes, à la folie des marchés.

Auxiliaires de vie

Pendant tout mon premier mandat, je me suis intéressé aux conditions de travail des femmes qui exercent les « métiers du lien » : auxiliaires de vie sociale à Abbeville ou Ailly-sur-Somme, femmes de ménage du CHU d’Amiens, assistantes maternelles à Picquigny, assistantes d’élèves en situation de handicap et animatrices périscolaires à Amiens…

J’ai mené une mission parlementaire sur ces métiers avec le député En Marche Bruno Bonnell. Et j’ai réalisé le film Debout les femmes ! qui les met en lumière.

Pour toutes ces « essentielles » je propose :
L’organisation du travail en tournée pour en finir avec les vies de galère pour un salaire de misère.
Des vrais temps pleins, payés au minimum au SMIC, que je veux porter à 1500 euros par mois.

Assistantes maternelles

Lors de ma mission sur les Métiers du lien, j’ai également rencontré des assistantes maternelles.
Comme Stéphanie à Vignacourt : « Pendant le confinement, du jour au lendemain, on s’est retrouvées livrées à nous-mêmes, sans masque, sans gel, rien. »

Et Marie à Picquigny : « C’est difficile, les fiches de paie. En théorie, ce sont les parents les employeurs. Mais ils ne connaissent rien, bien souvent, à leurs obligations. »

► Je propose pour les assistantes maternelles une revalorisation du salaire minimum, une garantie de paiement des salaires et un renforcement de la formation.

Commerçants

Je les ai rencontrés à Abbeville, Amiens, ou encore à Poulainville. Les hypermarchés ont passé une première lame, les plateformes la deuxième. La crise Covid les a encore fragilisés, accélérateur du e-commerce et des drives.

Quel commerce veut-on ? Cette question dessine nos villes, et en partie nos vies. Elle ne doit pas être laissée à la fatalité, à la main invisible du marché, au seul libre choix des consommateurs…

► Le politique peut agir, il le doit, comme régulateur, comme législateur. Une chose simple, déjà : que les plateformes de e-commerce n’échappent pas à l’impôt. Qu’avec leurs milliards, elles paient au moins autant que le bistrot du coin.

Maisons de retraite

Bien avant le scandale Orpéa, j’ai constaté les conditions de vie des personnes âgées dans les EHPAD du coin: à Saint-Riquier, à Abbeville… C’était au moment de la suppression des contrats aidés. Le directeur de l’EHPAD Notre-Dame d’Abbeville nous expliquait ce que ça impliquait pour la qualité des soins : « En octobre, j’en ai un qui se termine, et sur ses épaules repose le ménage de tout un étage. Comment je fais ? On ne fait plus le nettoyage ? Plus d’animation, non plus ? Ça va fâcher les familles… »

► Je suis pour la réquisition des EHPADs privés qui font du profit en rationnant jusqu’aux couches et aux Pépitos de nos aînés.

Elus locaux

Les maires et leurs équipes municipales affrontent des tas de problèmes : sécurité, voirie, disparition des services publics, urbanisme… Dès qu’ils m’appellent, je réponds présent. À Bussus-Bussuel, j’ai réclamé avec le maire une couverture en téléphonie mobile pour tout le village, et pas que pour le cimetière ! Obtenu.

À Vauchelles-lès-Quesnoy, j’ai provoqué une réunion des maires des communes touchées par les coulées de boue. Pour travailler le dossier sur le fond, avec des spécialistes. Et pour faire pression sur la Préfecture et exiger que l’État s’en mêle.

► Ma porte est toujours ouverte pour épauler les élus locaux dans leurs démarches avec la Préfecture. J’appuie leurs demandes, pour que ceux qui font vivre la démocratie au plus près des gens soient écoutés et considérés.

Pour nos enfants

Pour éviter les fermetures de classes, aussi bien dans les quartiers que dans les campagnes, dans les écoles du Val-de-Nièvre (Berteaucourt-les-Dames, Bettencourt-Saint-Ouen, Vignacourt, Saint-Léger-lès-Domart, L’Étoile, Flixecourt…), nous avons, au cours du mandat : occupé les écoles durant une nuit, mené des opérations escargots, fait des rassemblements devant le rectorat, négocié avec l’inspecteur.

► Je continuerai, bien sûr, de me battre à vos côtés. Mais c’est à Paris que ça se joue, pour beaucoup : pour mon nouveau mandat, je compte me muscler sur les questions d’éducation.

Avec les gilets jaunes

Depuis vingt ans que, comme reporter, j’enregistre des témoignages de femmes et d’hommes aux vies compliquées, avec les soucis de boulot, d’argent, qui racontent les vacances qu’ils n’ont pas prises, qui chuchotent devant des frigos trop vides.

Et le samedi 17 novembre 2018, sur des centaines de ronds-points du pays, et dans notre département aussi, une France invisible se rendait soudain visible, hyper-visible, même dans la nuit, avec des gilets fluorescents ! Voilà qu’elle occupait l’espace public, et même les plateaux télé ! Voilà aussi que les muets devenaient bavards. Voilà, surtout, que les résignés se remettaient à espérer.

► Je continuerai de réclamer le rétablissement de l’ISF, la baisse de la TVA sur les produits de première nécessité, le Référendum d’Initiative Citoyenne…

Coulées de boue

Face au désarroi des habitants et des maires des communes rurales (Naours, Wargnies, Bourdon, Bussus-Bussuel, Francières, Cramont, Buigny-l’Abbé, Saint-Riquier, Vauchelles-lès-Quesnoy, L’Étoile, Bouchon, Flixecourt) touchées par des coulées de boue en 2020, je suis intervenu à différents niveaux :

1) Pour que le matériel du Département soit mis à disposition des petites communes.
2) En organisant une réunion publique à l’Étoile pour que les habitants témoignent.
3) En écrivant au ministère de l’Intérieur pour que soit reconnu l’état de catastrophe naturelle pour toutes les communes.
4) En provoquant des réunions avec les maires des communes touchées et avec la Préfecture.
5) À Naours, nous avons appuyé la demande du maire : un chantier de 337 000 € sera financé par l’État pour – on l’espère – mettre fin ou limiter le ruissellement.

► Je défends un plan d’investissement : analyse des bassins versants, plantation de haies, construction de bassins de rétention, changements de certaines pratiques agricoles…

Vaccination

Quand les vaccins sont arrivés dans la Somme, c’était au compte-gouttes. Patrick Gaillard, le maire de Flixecourt, m’a alerté  :

« Pour l’instant, il n’y a aucun centre dans le Val-de-Nièvre. Quand on habite à Flixecourt, il faut se rendre à Abbeville ou Amiens. C’est trop loin pour les gens d’ici, c’est très très compliqué pour les personnes âgées d’aller à vingt-cinq kilomètres de chez eux. »

Avec l’appui de maires et conseillers départementaux, nous avons réclamé que le Val-de-Nièvre ne soit pas oublié. Et obtenu l’ouverture d’un centre de vaccination de proximité à Flixecourt.

► Les habitants des campagnes et des bourgs ne doivent pas être oubliés. C’est mon rôle, à Paris ou Amiens, de le rappeler.

Premières nécessités

Pendant le confinement, nous avons aidé à former une chaîne de solidarité entre restaurateurs, agriculteurs et commerçants, à destination des étudiants et des plus modestes. Le Marché solidaire, association issue des quartiers nord d’Amiens, a ainsi distribué des fruits et légumes aux familles dans le besoin à L’Étoile et à Flixecourt.

Ce filet de sécurité, ce ne devrait pas être aux associations, au bénévolat, de l’assurer.
C’est à l’État de subvenir à ces besoins vitaux.

Hôpital en crise

Mars 2020 : le Covid-19 met en lumière la crise de l’hôpital public. Celui d’Abbeville doit faire face à un afflux de patients et au manque de matériel. C’est Michel Kfoury, chef des urgences, qui m’écrit un SMS : « Nous n’en avons plus que pour trois jours de surblouses… »

Avec mon équipe et les petites mains qui se rendent disponibles, on se transforme en responsable « achats », en collaboration avec la directrice adjointe de l’époque, Claire Rebeyrol (voir sa lettre ci-contre).

Une chaîne de production se met en place. Le proviseur du lycée boucher de Perthes met à disposition son atelier. Les jardineries fournissent des bâches en plastique avec lequelles ma mère et ses copines confectionnent des surblouses à la maison.

À cause du laisser‑faire des dirigeants, on en est là : à ne plus avoir d’industrie ici. Cette crise du Covid a renforcé chez moi une conviction : il nous faut une relocalisation, qui ne se fera pas toute seule. Mais avec des mesures de protection, du protectionnisme : quotas d’importations, taxe (carbone) aux frontières, etc.

Claire Rebeyrol, Directrice d'hôpital honoraire

Cher Monsieur Ruffin, Je vous remercie pour l’aide que vous m’avez apportée lors du premier confinement induit par le Covid. La situation sanitaire très tendue ne permettait plus l’approvisionnement correct des hôpitaux et nous manquions de masques et de surblouses pour assurer la protection du personnel.

Avec quelques volontaires, nous avons monté des ateliers de fabrication pour ces produits. Vous m’avez mis à disposition vos précieuses connaissances qui se sont toutes mobilisées pour me fournir du tissu,
du fil et des aiguilles, du voile de jardinage, des masques, des gants…

L’intérêt que vous portiez à notre monde hospitalier a permis des échanges intéressants très appréciés de tous. Un grand merci Monsieur pour votre investissement et vos appels quotidiens pour m’apporter votre aide et votre soutien. De ce fait, je vous apporte tout mon soutien pour poursuivre les actions engagées dans un nouveau mandat.

Familles à bout de nerf

Pour les familles des quartiers populaires, la crise sanitaire fut une épreuve compliquée à traverser.

Maryvonne Daussy en voit passer dans son association Les Homogènes : « Le masque, le confinement, on n’en peut plus. Les gamins ne peuvent pas sortir, les parents deviennent dingues. Il n’y a plus de lien social, c’est une catastrophe. »

► Je m’efforce de porter la voix des plus fragiles et de ceux qui sont à leurs côtés au quotidien.

Pompiers considérés

Début 2020, les pompiers d’Abbeville ont fait grève pour le maintien de leurs effectifs. La raison ? « On veut pouvoir intervenir en toute sécurité. La nuit, les risques ne sont pas les mêmes. » Je les ai bien sûr soutenus : dans l’intérêt de tous, ils ont obtenu gain de cause.

Les pompiers, comme les urgences de l’hôpital, doivent échapper à la folie du « rationnement ». Je défends ce principe à l’Assemblée : pas d’économie sur nos vies ! Et de ceux qui sont à leurs côtés au quotidien.

Grèves et colères à la CABS

Fin 2021, les salariés de la Communauté d’agglomération de la Baie de Somme (CABS) se sont mis en grève. Le maire d’Abbeville Pascal Demarthe voulait rogner sur leurs « privilèges » : télétravail, jours de congés… Des broutilles, mais c’est toujours là-dessus qu’on vient gratter quand il faut faire des économies.

Je suis fier quand les « petits » (et les « moyens ») relèvent la tête. Fier de ces syndicats qui travaillent ensemble pour organiser les manifs, prévoir la sono, diffuser les tracts. Sans eux, sans leur envie, sans leur détermination, je ne peux pas faire grand chose.

Ferme usine abandonnée

Après 10 ans de lutte, Novissen a obtenu la fermeture de la Ferme des 1000 Vaches à Drucat. Je suis fier d’avoir été à leurs côtés depuis le début pour défendre un autre modèle agricole.

Plutôt que les fermes-usines, je prône un modèle respectueux des animaux et de l’environnement.

Prud'hommes sauvés

Le ministère de la Justice envisageait de supprimer les sections encadrement et agriculture du tribunal des prud’hommes d’Abbeville. Et faut pas rêver : le reste aurait suivi. Les syndicats ont protesté et j’ai écrit à Dupont-Moretti. Finalement, le projet a été rangé au placard.

► Je suis pour des services publics de proximité. Les gens n’ont pas à faire des dizaines de kilomètres pour faire valoir leurs droits.

La poste et l'école menacées

Début 2022, le maire de Longueau et son équipe m’ont demandé de soutenir une pétition pour maintenir le bureau de Poste ouvert.

À Camon, j’ai soutenu les parents d’élèves et la commune dans leur combat pour le maintien d’une classe à l’école Paul Langevin. J’ai même fait signer leur pétition devant l’école.

C’est mon rôle d’être à l’écoute des maires, des associations, qui se battent pour le maintien des services publics de proximité. Car si on laisse faire, bientôt, tout partira à Lille ou à Paris. Voire encore plus loin…

Pas de bitume à Longueau

Lorsque les habitants de Longueau ont appris qu’un ancien site SNCF risquait d’accuellir une usine de bitume à proximité des habitations et d’une crèche, ils sont montés au créneau. Nous les avons soutenus, par des courriers, un avis dans le dossier d’enquête publique, lors d’une manifestation. Et ils ont gagné : l’entreprise a abandonné son projet.

Je suis présent lorsque des mobilisations locales revendiquent le respect de la qualité de vie des gens et de l’environnement…

14 juillet à Camon

Le 14 juillet 1789, c’est une journée révolutionnaire. À Paris, le peuple se soulève, prend les armes et la Bastille. Pour qu’on ne l’oublie pas, avec les amis de Picardie debout !, nous avons lancé à Camon la « Fête des mille Bastilles » qui attire des centaines de personnes.

Je souhaite que cet événement perdure et qu’on fasse de cette date une occasion de se retrouver en fanfare. Le pouvoir nous veut résignés. Nous devons lui opposer notre joie et notre « envie d’avoir envie ».

J’apporte mon soutien. Je pose une question au gouvernement. Pour une raison simple : je crois à la valeur du travail. Qui, aujourd’hui, n’est pas reconnu, pas payé comme il le faut : comment accepter que, aujourd’hui, des salariés peinent à vivre de leur boulot ?

Industrie : des taxes aux frontières

Pour que nos usines ne partent plus, et même reviennent, il faut des taxes aux frontières, des barrières douanières, des quotas d’importations.
La mondialisation nous a dépouillés, et nous voilà tout nus quand la crise Covid fut venue : sans masques, sans surblouses, sans médicament. Je continuerai à le prôner dans l’hémicycle : une démondialisation, organisée, s’impose.

Ruffin-mobilise-avec-les-ouvriers-de-la-zone-industrielle-dAmiens
arrow-right